Terlik

Terlik pour Animus Anima-L © Öznur Baycan

Terlik

« La Douce Mélodie Maternelle », Marcel Aymé

« Dans un coin de la grange, dissimulée parmi les bottes de foin, la chatte Noisette avait établi son repaire. Elle avait donné naissance à une portée de chatons, six adorables boules de poils, doux et fragiles. Toute sa vie, Noisette avait attendu ce moment, celui où elle pourrait exercer son instinct maternel avec tendresse et dévotion.

Avec un amour inconditionnel, Noisette veillait sur ses petits. Elle les nettoyait soigneusement, léchant chaque recoin de leur corps délicat. Elle les serrait contre elle, les réchauffant de sa chaleur réconfortante. Quand ils miaulaient, affamés, elle les nourrissait patiemment, les laissant téter jusqu’à leur contentement.

Chaque jour, Noisette les guidait avec douceur à travers les méandres de la grange. Elle leur apprenait à se faufiler entre les bottes de foin, à sauter avec agilité sur les poutres en bois, à reconnaître les recoins sûrs où se cacher. Elle les initiait aux mystères de la vie, leur transmettant son savoir et son expérience.

Les chatons grandissaient rapidement, mais leur lien avec Noisette restait indestructible. Elle leur offrait un foyer chaleureux et une protection sans faille. Elle les rassurait de sa présence constante, les entourant d’une affection inépuisable. Ils étaient ses petits trésors, sa plus grande fierté.

Et lorsque vint le moment où les chatons devaient prendre leur envol, Noisette ressentit à la fois la fierté et la tristesse. Elle les observa avec amour tandis qu’ils s’éloignaient peu à peu, explorant le vaste monde qui les attendait. Elle savait que désormais, ils devaient suivre leur propre destinée, mais l’amour de leur mère resterait à jamais gravé dans leur cœur.

Ainsi, Noisette avait rempli son rôle de mère avec grâce et tendresse. Elle avait offert à ses petits le meilleur départ possible dans la vie, leur inculquant des valeurs de confiance et d’amour. Son réconfort maternel résonnerait toujours dans leurs souvenirs, car elle avait été bien plus qu’un simple chat, elle avait été leur guide et leur protectrice, une source infinie de douceur et d’affection. »

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